kasala de mon être -Michèle Fox

Kasàlà de mon Être

par Michèle Fox | Mar 31, 2026 | 0 commentaire

Pour cette 5ème et tardive publication sur mon blog, je dépose ici le texte du Kasàlà (*1) qui avait été sélectionné pour le recueil Thérapoétique « S'Ancrer » orchestré par Louise Ménard et publié aux Éditions Maelström (oct 2025). J'avais eu l'occasion de le lire en public à la Maison de la Francité.

Je l'avais déjà évoqué sur mes réseaux sociaux mais trouve qu'il a pleinement sa place ici dans son entièreté à l'intention de mes clientes actuelles ou à venir. Une façon plus intimiste de me connaître ainsi que mon parcours d'intériorisation.

Je ne peux aussi que conseiller l'achat de ce recueil qui fait du bien, et combine textes, exercices pratiques, et accès à un audio.

Je serais curieuse d'avoir votre retour en commentaire.

Au plaisir de vous recevoir prochainement.

Je suis Michèle Marie Dominique Fox.

Tout ce qui relève du  « modus vivendi »  de cette planète terre

m'identifie comme telle

depuis un carnet de naissance liégeois en 1967

jusqu'au cachet final à venir sur un acte de décès.

Je suis carcan de chair et de sang,

mortelle en vie le temps d'un instant.

Nostalgie, pourtant (comme toi?),

de cet ailleurs d'où je viens, de cette vastitude que je suis,

immortelle en vie depuis la nuit des temps.

Quand je suis née, j'étais déjà parcelle du Grand Tout.

Naître pour n'être qu'une fraction de seconde,

à l'échelle de l'éternité,

ce petit personnage, ce « je suis » égotique

dans le « jeu » de l'expérience terrestre.

Marionnette de théâtre dont l'âme tire les ficelles,

je suis outil et brève matérialisation du « ça » énergétique,

qui est moi et infiniment plus.

Je suis au service de son en-quête essentielle en 3 dimensions,

élève volontaire sur cette planète école .

Je suis la contraction originelle vers ce costume étriqué,

puis l'expansion du processus de réveil.

Conscience inconsciente,

inconscience consciente.

Je fus en d'autres époques, d'autres lieux,

d'autres couleurs et matrices expérimentales.

Je suis la quintessence de tous ces êtres que j'ai été, ici et ailleurs,

pollinisation fertile d'incarnation en incarnation.

Je suis perfectible parfaite imperfection.

Je suis résumé vibratoire, tel une carte SIM

dans le hardware corporel qui est « Moi »,

ici et maintenant.

Je suis Michèle Marie Dominique Fox,

poussière d'étoile densifiée dans la matière.

Je suis le Tout, parfois le tout et son contraire.

Je suis Une avec Gaïa depuis le Big Bang originel.

Planète à la fois si grande depuis ma corporalité,

et minuscule depuis l'immensité cosmique à laquelle mon Être est relié.

Je suis Michèle Marie Dominique Fox,

ultime fruit de l'arbre généalogique qui,

d'ancêtre en ancêtre, Danse-Être en ancêtre,

fut le berceau de mon incarnation.

Fille d'une lignée de centaines d'humains,

à la fois inconnus et intimes.

Aucune cellule physique de qui je suis n'existerait sans eux.

Chacune de leurs peurs, traumas et tristesses,

chacun de leurs espoirs, bonheurs et accomplissements,

nourrirent le placenta de l'embryon que je fus.

Je suis l'accouchée et son premier souffle en terre liégeoise,

aujourd'hui accoucheuse d'elle-même.

Je suis le parcours tortueux entre les deux,

je suis résilience en cet ancrage terrestre.

Je suis parce que nous sommes.

« L'Ubuntu » (*2) de la tradition africaine.

Je suis pétrie des interactions, des effets miroirs, des rencontres,

des hasards qui n'en sont pas,

des méandres qui mènent toujours là où il faut.

Je suis rebelle face à cette implacable justesse des lois de la Vie,

puis celle qui s'incline devant leur pertinence.

Je m'identifie à mes colères, frustrations, croyances limitantes, solitude et impatience.

Je suis le voile qui se lève peu à peu, révélant qui je suis vraiment.

Je suis celle qui s'est fuie pour mieux se trouver.

Je suis lionne muselée qui s'apprête à rugir,

entre élan à le faire et peurs qui la freinent.

Je suis outil au service du plus grand,

rechignant encore à se laisser affûter.

Je suis paradoxe entre doutes et certitudes, entre force et vulnérabilité.

Le bateau perdu dans la tempête, et la bouée salvatrice,

le phare tardant à s'allumer, pourtant légitime dans son rôle d'éclaireur.

Je suis une manne riche de cadeaux pour le monde,

hésitant encore à s'offrir.

Je suis ombres, masques de l'ego, petits personnages et costumes enfilés en mode survie.

Suis-je eux, en fait ? Ou plutôt celle qui les observe.

Je suis en dépit d'eux, je suis et grandis grâce à eux.

Je suis celle qui les apprivoise, sans tentative d'évitement.

En mère bienveillante je les accueille

tel le Kintsugi (*3) magnifiant les fêlures par l'or.

Je suis réceptacle amnésique qui par fragments se souvient

du plan d'incarnation,

du contrat vibratoire signé « de l'autre côté ».

Je choisis fièrement la pilule rouge qui me rappelle à moi-même,

et à cette carte au trésor aussi subtile qu'unique qui m'a été confiée :

12 maisons, 12 signes, 10 planètes.

Autant de clefs pour un Jeu de piste

dont « Je », parmi huit milliards est l’héroïne.

Boussole astrologique à la main,

comme un cadeau de l'Univers penché sur mon berceau,

j'avance sans crainte du clap final, prémice d'une autre naissance.

Cheminer, laisser une trace éphémère et fugace.

Je suis simple grain de sable,

contenant en son sein l'ADN du désert entier...

Présentation publique de Kasàlà à la Maison de la Francité.
Présentation publique à la Maison de la Francité.

La publication ou copie de ce texte en tout ou partie n'est bien sûr pas possible sans l'autorisation de son autrice.

(*1)Le Kasàlà contemporain, héritage de la littérature orale africaine, est un texte poétique écrit principalement à la première personne, et ensuite déclamé, célébrant le vivant, le soi ou l'autre, avec des notions d'émerveillement, de gratitude, de résilience, de connexion.

(*2)Le mot Ubuntu, issu de langues bantoues d'Afrique, évoque le « Je suis parce que nous sommes », la notion d'universalité et d'interdépendance entre les êtres.

(*3)Le Kintsugi est une technique japonaise visant à réparer les céramiques brisées avec entre autres de la poudre d'or. C'est une invitation à la résilience, à rendre belle les blessures de la vie qui font partie de qui nous sommes.

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